VALENTINE VERHAEGHE ET MICHEL COLLET


Approche Globale :
Le potager serait une image de l'activité
complexe de ces lieux qui depuis plusieurs années transforment, assemblent,
s'assemblent et constituent un nouvel environnement. De nombreux rhizomes et
faisceaux de racines relient ces organismes dans le jardin planétaire
(enchanté).
Loin de la périphérie
du grand bassin, dans les « extérieurs », ou sous la pluie froide des
tourbières... Montagne froide développe des événements, in situ . Ces
rencontres sont reliées avec les activités locales, le micro-réseau des
tournées du boulanger, les coupes d’éclaircie dans une sapinière ...
et sont toujours menées en coopération avec d’ autres « échangeurs »
, qui interviennent dans les fluctuations des champs du village
global.
Ainsi Montagne Froide par cent sentiers est en liaison , avec le Bureau Imaginaire de Bob Lens, les déploiements chaotiques de Gerwulf, Wizya de Richard Piegza, Carted et Erratum musical, Hank Bull et le Western Front à Vancouver, Le Lieu à Québec, le Bohu nomade de Hubaut à Caen, le VW architectural de Ingo Schneider à Berlin, le VAC de Julien Blaine à Ventabren, DANAE à Jarnac...
Les actions chorégraphiques - intermedia sont autant de processus de mise en danse d'un espace complexe, que nous appelons studio-théâtre-flottant. Concept qui englobe le terrain / la cartographie du géographe / les espaces et les lieux de travail, les publics, les processus de mise en danse et l'événement dans l'éphémère du souffle.
Montagne Froide a ainsi conduit et produit, depuis 1989, plusieurs actions dans des contextes très différents : une forêt en hiver, un site architectural, une scène à l'italienne, une galerie, un musée, ou encore le mouvement chaotique d'un autobus de banlieue d'une grande ville d'Europe de l'Est.
La création 2000, sur un texte de Claude Louis-Combet " L'inquiète quiétude d'une écriture ", se propose d'explorer le terrain particulier de l'écriture à l'ouvre. Pour sa céation, c'est dans un théâtre, lieu du spectacle scénique que le studio-théâtre-flottant aménage provisoirement un dispositif, pour une mise en perspective en une mise-en-danse des liaisons et déliaisons entre écriture, son, geste, image . mêlant dans un unique espace les artistes, l'ouvre, et chaque personne qui vient à elle dans une configuration flottante et changeante.
Le dispositif pourra être répété, jouant des variations différentes pour un groupe de visiteurs différents, explorant le texte, la question de l'écriture et d'un au-delà de l'écriture, celui-là même situé dans un espace entre, l'espace blanc entre les lettres où le texte peut être interprété, " le blanc renferme du sens, nous dit Ouaknin. Le dire se révèle paradoxalement là où rien n'est dit. "